Grève pour avoir un seuil du programme pour le Bac 2013


Comme l'année dernière, les classes de terminale sont revenues à la charge pour dénoncer la surcharge des classes et réclamer la détermination d'un seuil des programmes à réviser pour l'examen du baccalauréat à travers un mouvement de grève qu'ils ont entamé depuis mardi dernier.

En plus des marches organisées au cours de la semaine dernière au niveau de quelques wilayas, à l'exemple de Béjaïa, Tizi Ouzou, Boumerdès, Oran ainsi que des rassemblements quotidiens devant les établissement du secondaire, les lycéens de la capitale ont choisi les portes de siège de la tutelle, sis à Ruisseau, pour exprimer leur mécontentement des conditions dans lesquelles ils étudient.

Après une tentative de protestation devant l'annexe du ministère de l'Education, plutôt réussie, dans la journée d'avant-hier, l'accès a été interdit aux classes qui ont voulu observer hier un rassemblement pour faire passer un message de «surmenage et de la pression» entrainés par la surcharge des programmes.

«Où sont les allégements promis ? Le volume de cours est beaucoup plus lourd et dépasse nos capacités de révision et d'assimilation. Nous ne pouvons même pas réviser tranquillement à cause de la pression de la surcharge» fulmine une candidate au Bac qui prenait part hier au rassemblement organisé par les classes de terminale algéroises à Ruisseau. Ce rassemblement qui devait avoir lieu devant la tutelle a été, par ailleurs, empêché par les forces de sécurité déployées sur les lieux.

Ils étaient, plus d'une centaine d'élèves représentant les lycées de plusieurs localités d'Alger, Bab Ezzouar, Cinq Maisons, El Harrach, Kouba, Bir Khadem, Aïn Naâdja, venus pour réclamer la définition d'un seuil du programme des cours à réviser pour le Bac. Au lieu de se retrouver devant le siège de la tutelle en attendant l'arrivée d'autres, les lycéens grévistes n'ont trouvé d'autre choix que de se rassembler dans l'arrêt du tramway (Ruisseau) puisque entravés par les forces de sécurité. Outre la surcharge des classes et des programmes, les protestataires nous ont fait part de leur désarroi par rapport au délai accordé aux élèves pour la préparation de l'examen de Bac de fin d'année. «Ils font savoir qu'ils n'ont qu'une semaine pour la préparation du Bac.

Le département de l'Education imagine-t-il qu'une semaine est suffisante pour la révision de ses interminables programmes ?» s'interroge un protestataire. Visiblement conscients de l'amère réalité du système de l'Education nationale ainsi que ses réformes, un groupe d'étudiants a affirmé que ce n'est pas par fainéantise que les candidats ont initié cette action de protestation mais par incapacité d'avaler ces quantités de cours. «J'ai lu dans la presse aujourd'hui que certains professionnels et syndicats ont refusé la limitation des cours sous prétexte que cette application va à l'encontre de la crédibilité du baccalauréat.

Si ces opposants se soucient vraiment de l'école, moi je leur demande simplement ce qu'ils ont fait pour planifier un programme pédagogique, de qualité et qu'ils respectent les normes.
Personnellement j'estime anti-pédagogique que les enseignants dictent les leçons au lieu de les expliquer et que tous les élèves doivent suivre des cours supplémentaires pour assimiler ceux qu'ils devaient compren-dre, a priori, dans leur classe !» s'exclame cette élève tout en souhaitant que la tutelle prendra en charge leurs préoccupations.

22/01/2013 | Source: Yasmine Ayadi (J-A)